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Psychotraumatologie

Traumatismes & stress post-traumatique

Certains événements peuvent laisser des traces bien après qu’ils se sont terminés.

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Accident, agression, violence, deuil brutal, événement menaçant ou confrontation répétée à des situations éprouvantes… parfois, le danger appartient au passé mais une partie de nous continue à réagir comme s’il était encore présent.

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Des souvenirs ou des images peuvent s’imposer, certaines situations être évitées, le corps rester en alerte, les émotions devenir particulièrement intenses ou, au contraire, sembler comme coupées.

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La psychotraumatologie permet de comprendre ces réactions et d’accompagner les conséquences d’un événement traumatique, qu’il s’agisse de manifestations post-traumatiques ou d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT).

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L’accompagnement ne consiste pas simplement à raconter ou à revivre ce qui s’est passé.

 

Il s’adapte à la personne, à son histoire, aux conséquences actuelles du traumatisme et à ce qu’elle est en mesure d’aborder.

Stabiliser avant de travailler sur le traumatisme

Accompagner un traumatisme ne signifie pas nécessairement retourner immédiatement dans les souvenirs douloureux.

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Lorsque cela est nécessaire, une première partie du travail consiste à retrouver suffisamment de sécurité et de stabilité, à développer des ressources et à mieux réguler certaines réactions émotionnelles ou corporelles.

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Cette étape permet d’aborder la suite du travail dans des conditions adaptées à la personne, sans chercher à la confronter à ce qu’elle n’est pas encore en mesure de traverser.

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Le rythme et les étapes de l’accompagnement sont donc différents pour chacun.

Un accompagnement adapté à chaque situation

Il n’existe pas un outil unique qui conviendrait à toutes les personnes ni à toutes les conséquences d’un traumatisme.

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L’accompagnement est construit en fonction de ce qui se présente aujourd’hui, de l’histoire de la personne, de ses ressources et de ses besoins.

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Ma formation en psychotraumatologie et les différents outils thérapeutiques auxquels je me suis formée au cours de mon parcours me permettent d’adapter le travail à chaque situation.

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Certains de ces outils peuvent être mobilisés lorsque cela est pertinent au cours de l’accompagnement : ils ne constituent pas une méthode à choisir dans un catalogue, mais des possibilités thérapeutiques au service d’un travail individualisé.

Il n’existe pas une seule façon de réagir à un traumatisme

Deux personnes confrontées à des événements apparemment similaires peuvent réagir de manière très différente.

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Les conséquences dépendent de nombreux éléments : l’histoire de la personne, les circonstances de l’événement, sa répétition éventuelle, les ressources disponibles ou encore le soutien dont elle a pu bénéficier.

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Certaines personnes développent des symptômes post-traumatiques importants, d’autres non. Certaines réactions apparaissent immédiatement, tandis que d’autres peuvent se manifester plus tard.

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Il ne s’agit donc pas de déterminer comment une personne devrait réagir, mais de comprendre ce qu’elle vit aujourd’hui et ce dont elle a besoin.

Quand l’événement est terminé mais que ses effets persistent

Après un événement traumatique, certaines réactions peuvent persister : souvenirs ou images envahissantes, cauchemars, évitements, hypervigilance, sentiment d’insécurité, réactions émotionnelles ou corporelles intenses…

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La personne peut savoir rationnellement que l’événement est terminé tout en continuant à réagir, dans certaines situations, comme si le danger pouvait encore surgir.

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Ces manifestations peuvent affecter le quotidien, les relations, le sommeil ou la capacité à se sentir de nouveau en sécurité.

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Le travail thérapeutique vise à permettre que ce qui appartient au passé cesse de s'imposer dans le présent

Trauma simple, trauma complexe et dissociation

Tous les traumatismes ne s’inscrivent pas de la même manière dans une histoire.

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Un événement unique et circonscrit peut avoir des conséquences différentes de celles d’expériences traumatiques répétées ou prolongées, notamment lorsqu’elles ont eu lieu dans des relations importantes ou durant l’enfance.

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Certaines personnes peuvent également développer des phénomènes dissociatifs : une manière de se couper momentanément de certaines sensations, émotions ou perceptions lorsque ce qui est vécu devient trop difficile à intégrer.

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Ces situations nécessitent une attention particulière et un accompagnement adapté, respectueux du rythme et des ressources de chacun.

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